AC/DC The story

DERNIERS AJUSTEMENTS

  • Heureuse initiative puisque Pete Townshend, référence en la matière s'il en est, évoquera cet album comme son préféré dans le genre hard-rock. En réalité, "Let There Be Rock" est véritablement une surprise pour les fans comme pour les critiques. Autant les précédents commençaient sérieusement à sentir le renfermé, autant celui-ci sonne vraiment frais. Malgré tous les efforts du groupe, leurs compatriotes demeurent hostiles et c'est dans ce climat qu'AC/DC regagne Londres avant de partir sur une tournée européenne avec Black Sabbath. Au reste, celle-ci s'avère catastrophique puique AC/DC est purement et simplement contraint de mettre les voiles à la suite d'une rixe qui oppose le bassiste Geezer Butler et Malcom. En outre, c'est la dernière tournée à laquelle participe Mark Evans, alors en profond désaccord avec Angus. Dans la plus grande discrétion, Cliff Williams est engagé pour assurer la relève.


  • Ça fait désormais deux ans que la formation a quitté sa mère-patrie. Pour Browning et les Young, ça ne fait pas un pli : il est temps de s'attaquer aux Amerloques.


  • La tournée commence au début de l'automne. C'est d'ailleurs l'occasion pour Angus Young de tester une nouvelle guitare, conçue par Kenny Schaeffer, qui présente l'avantage d'être dépourvue de fil.


  • Autant dire que pour le turbulent SGiste de la scène, cette découverte l'enthousisame car elle facilitera ces fameuses allées et venues de part et d'autre de la scène.


  • Quand "Let There Be Rock" paraît aux Etats-Unis en juin, l'accueil est mitigé. Pour les mômes, ça a la pêche ; pour les plus âgés, le hard-boogie tranchant d'AC/DC est presqu'une insulte au blues Angus sera d'ailleurs rebaptisé "La petite invention du diable". En Angleterre, la critique n'est pas moins partagée.


  • Par la suite, AC/DC assoit sa réputation notamment à travers des concerts donnés en compagnie de groupes notoires tels Kiss et Rush. A la fin de l'année, les aussies rentrent au pays, comme d'hab', pour attaquer l'album suivant, "Power Age" qui ne présente rien de nouveau sinon un caractère plus commercial avec des titres inattendus, tels Cold Hearted Man et Gimme A Bullet. Puis quelques six mois seulement après la parution de cet album, AC/DC enchaîne inévitablement avec un disque live surtout à l'attention des fans, "If You Want Blood... You've Got It". Après tout, AC/DC est un groupe live. A celui qui n'a pas vu Angus dans ses périgrinations hystériques il manque encore quelque chose. C'est cet album précisément qui vient combler ce vide. Au point qu'il atteindra des places fort honorables tant en Angleterre qu'aux Etats-Unis.


  • A ce stade de leur carrière, les Australiens n'ont pas à se plaindre leur popularité est telle qu'ils assurent pas moins de seize dates en seulement dix-huit jours. Dix-huit jours qui, du reste, seront émaillés de quelques incidents croustillants. Lors d'un concert à l'Apollo, à Glasgow, Bon Scott voulant revenir sur scène après une i pause, se trompe de porte et se retrouve dans la rue torse nu. A la suite de quoi il lui faudra quelques minutes pour convaincre les gardes de sa véritable identité.


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